L'ODYSSÉE D'ULIX 3
Tandis que Téléramaque vogue avec son équipage en direction de Pynos pour avoir plus d'informations sur l'endroit où se trouve son père, ce dernier cherche tant bien que mal son chemin au milieu de l'Atlantique. Il a faim et soif, voilà deux jours qu'il a terminé ses réserves. De temps en temps, il attrape un poisson qui passe mais il sait que s'il ne rejoint pas très vite la civilisation, il pourrait périr d'une manière très stupide. Heureusement, la mer est calme...
Et bien justement, non ! Le vent se lève et l'eau commence à s'agiter de manière très étrange.
- Tu pensais pouvoir m'échapper ainsi, jeune mortel ?
C'est la voix caverneuse de Poséidon. Il est rentré de vacances et il n'a pas l'air content du tout. Pour Ulyx, c'est la fin.
- Nul ne peut échapper à la justice divine !
Ce sont soudain des trombes d'eau qui s'élèvent autour du radeau fragile d'Ulyx. Le ciel s'assombrit. D'immenses tourbillons l'entourent. Ulyx tombe à l'eau. Il essaie désespérément de s'accrocher à ce qui reste de son embarcation, mais il est aspiré au fond de la mer. C'est comme si quelqu'un en avait retiré le bouchon. Il tente de se débattre pour y échapper et est proche d'y parvenir quand soudain, il est submergé par une vague de trente mètres de haut. Il est emporté violemment en tous sens. Bientôt, il ne distingue le haut du bas que par la dernière bouffée d'oxygène qu'il relâche à la mer après s'être débattu longuement. Ça y est, ses poumons sont vides, ses yeux se brouillent. Il aperçoit brièvement Pénélope qui lui lance un dernier sourire, puis plus rien, le néant total...
Pendant ce temps, chez les Fellatiens, Nausicaa la jeune et vierge fille du roi Albinos dort paisiblement dans son lit à baldaquin. Elle rêve. Elle se promène au bord de l'océan, sous un soleil clair. Le ciel a une étrange teinte rose, renvoyée par l'eau. Elle foule de ses pieds nus l'herbe fraîche et moelleuse, le drap de soie blanc qui la couvre à peine glisse lentement derrière elle. Les grands arbres qui l'entourent semblent doux et paisibles. Elle entend au loin une musique, un chant mélodieux. Elle flotte à travers la pénombre de la forêt, émerveillée par le concert des lucioles et les reflets des champignons fluorescents. Au loin scintille une cascade, et toujours cette mélodie qui l'attire inexorablement.
Elle s'approche encore. Il y a quelqu'un. Bien qu'elle ne l'ait jamais vue, elle reconnait Athéna qui chante nue sous une cascade de lait et de miel. Celle-ci semble d'abord ne pas se préoccuper de la jeune pucelle. Le nectar coule de ses cheveux à la couleur sans cesse changeante, se crée un passage entre ses seins voluptueux pour glisser ensuite entre ses cuisses, créant un mince filet tout autour de ses jambes. Le corps divin d'Athéna laisse Nausicaa en profond émoi. Elle laisse glisser le drap à ses pieds et pénètre dans le ruisseau. Chacun de ses actes lui semblent instinctivement dictés par cette étrange chanson. La déesse se retourne, plonge ses yeux dans les siens. Hypnotisée par leur scintillement, la jeune fille se laisse porter. Elle renverse sa tête en arrière, offrant sa poitrine à la cascade sucrée. S'approchant encore, elle boit maintenant cette panacée. Le liquide coule le long de sa gorge ; elle le sent descendre à l'intérieur de son corps, apportant chaleur et excitation. Cette même sensation remonte de ses jambes pour converger vers le centre de son intimité. Elle s'ouvre comme une fleur qui éclot, sa cyprine vient se mêler à ce bain bouillonnant. Athéna s'approche d'elle. Leur corps se rencontrent, glissent l'un contre l'autre. Le contact de ses seins contre les siens plonge Nausicaa dans un état d'extase profonde. Chaque frôlement de peau divine est comme un orgasme, et quand Athéna entreprend de la lécher profondément, la jeune princesse ne peut plus tenir sous la pression du plaisir qui l'envahit, elle pousse un cri, la forêt entière semble emplie de l'orgasme qui émane d'elle.
En criant ainsi, elle finit par se réveiller, en sueur. Descendant sa main, elle trouve le bas de son pyjama de soie et ses couvertures détrempés. Encore sous l'effet prenant du rêve, elle ne peut résister à l’envie interdite qui la possède. Elle glisse lentement sa main sous l’élastique lâche qui lui entoure le bassin, se caressant lentement du revers des ongles. Elle passe ainsi sur ses cuisses et, comme par inadvertance, frôle sa chatte encore complètement ouverte. Elle glisse le long de ses lèvres, instinctivement, elle trouve son clitoris durci avec lequel elle commence à s’amuser lentement , tournant autour, le massant avec son index. De nouvelles vagues de plaisir commencent à la traverser, elle découvre qu’elle peut les provoquer elle-même et a hâte de voir jusqu’où elle pourra aller. Son vagin se sent vide, réclame du volume ; elle glisse aisément ses longs doigts fins à l’intérieur. Cette sensation est incroyable et semble ne pas avoir de limites, ainsi elle se met à aller et venir au rythme de ses respirations bruyantes.
De sa main restée libre, elle empoigne ses jeunes seins pas tout à fait mûrs. Elle s’agite maintenant sur le lit, son pantalon commence à la gêner ; elle l’enlève sans ménagement. Sa nudité ainsi à l’air libre lui fait d’autant plus ressentir cette perversité qui commence à lui plaire. S'appuyant sur ses jambes pour relever son bassin, elle s’expose, s’offrant ainsi aux murs silencieux de la chambre. Elle agrippe sa chatte des deux mains, tentant d’y pénétrer le plus profondément possible, puis reprend ses mouvements oscillatoires d’autant plus vite. S'aidant de l'abondance de cyprine, elle s'enfonce, les uns après les autres, les doigts restant dans son anus timide. Comme une plante qu’on arrose après une longue période de sécheresse, elle aspire le plaisir avec avidité, en réclame toujours plus. Ne sachant que faire de plus, elle se retourne, remonte ses fesses le plus haut possible. Excitée par cette soumission virtuelle, elle s'imagine prise par un vigoureux jeune homme, elle se masturbe avec force, allant jusqu'à se faire mal volontairement.
- Oh oui, vas-y, défonce-moi ! Je suis ta petite pute ! Se dit-elle pour s'exciter encore.
Et si quelqu'un entrait soudain dans la pièce ? Cette idée la pousse encore un peu plus loin. La jouissance monte, monte, elle accélère la cadence, sent que ça vient... Son corps se raidit soudain, son esprit explose, elle pousse un cri étranglé. Sous le choc de cet orgasme puissant, elle tombe sur sa main, son gémissement sort enfin clairement. Elle se tortille fébrilement pendant un bon moment, avant de tomber de son lit. Sous l’effet de sa chute, elle se met à rire de sa voix innocente. Elle pense s’être fait mal mais ne s’en rendra compte que dans une heure où deux. En attendant, elle reprend son souffle et ses esprits.
Elle prend peu à peu conscience de ces nouveaux émois. Jamais elle n’a ressenti quelque chose de semblable ; à y voir plus clair, la vie de pucelle n'est pas aussi amusante qu’elle le pensait . Elle est très troublée. Selon la légende, les déesses apparaissent aux jeunes filles en fleur pour leur révéler leur sexualité. Jusque là, elle n'y a jamais cru, mais cette présence d'Athéna en personne était si réelle, elle n'a pas pu être créée uniquement par son subconscient. C'est un signe, se dit la jeune fille. Elle décide d'aller faire un tour au bord de la mer. Elle en profitera pour laver ses draps...
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